partie centrale qui "pousse"
Berne, mercredi 30 mars 2011, 17 h 00
L’assemblée générale du Forum pour l’intégration des migrantes et des migrants – FIMM Suisse – a eu lieu samedi passé 26 mars 2011. La principale préoccupation des délégué-e-s réside dans la lutte électorale en 2011 ainsi que dans les discussions non différenciées sur l’immigration en Suisse.
Outre les délégué-e-s du FIMM Suisse, les représentantes et les représentants de différentes autorités ont aussi participé à l’assemblée générale, notamment de l’Office fédéral des migrations (ODM), de la Commission fédérale pour les questions de migration (CFM), de la Direction du développement et de la coopération (DDC) ainsi que de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Des représentant-e-s de différentes autorités cantonales étaient également présent-e-s.
Les délégué-e-s du FIMM Suisse ont confirmé dans leurs fonctions la présidente Emine Sariaslan et le vice-président Magueye Thiam pour un autre mandat de deux ans. Ainsi, en 2011 également, le FIMM Suisse sera représenté vis-à-vis de l’extérieur par l’actuelle présidence à trois membres qui inclut aussi la vice-présidente, Fiammetta Jahreiss. Les délégué-e-s ont en outre adopté la révision des statuts et ont aussi approuvé la planification de projet pour l’année 2011. L’exposé de l’orateur invité Marc Spescha sur les conséquences de l’initiative sur le renvoi pour la Suisse a rencontré un vif intérêt. Thomas Spang (OFSP) a présenté au public le programme national Migration et Santé et Vania Alleva (UNIA) le contrat-type de travail pour l’économie domestique.
La lutte politico-électorale en cours est le principal sujet de préoccupation des délégué-e-s. Les partis de toute couleur politique essaient en effet de se profiler aux dépens des migrantes et des migrants au lieu de présenter des solutions praticables. Des mesures toujours plus dures sont exigées dans le domaine de la migration et des sanctions contre les réfractaires à l’intégration sont réclamées sans que soit apportée la moindre preuve de leur efficacité. Les discussions non différenciées et les débats à l’emporte-pièce se manifestent dans la crise sociale actuelle et répandent un climat d’hostilité envers les étrangers au sein de la société.
Pour cette raison, le FIMM Suisse s’est fixé pour but, pour l’année 2011, d’orienter le débat sur la migration et l’intégration dans une autre direction. Le FIMM Suisse appelle les migrantes et les migrants à se mêler à la discussion et à faire valoir leur opinion. Il est extrêmement important que les migrantes et les migrants, dans les lieux où ils vivent – comme par exemple à leur poste de travail ou dans leur quartier – s’expriment sur les thèmes de l’intégration, de la participation ainsi que sur les points communs et qu’ils rendent visibles leur engagement aux yeux de tous.
De plus, le FIMM Suisse demande à la Confédération et aux cantons de ne pas seulement soutenir et solliciter les migrantes et les migrants, mais de faire participer aussi les Suissesses et les Suisses au processus d’intégration. En effet, sans leur esprit d’accueil et leur disponibilité à s’ouvrir aux autres, l’intégration ne peut pas réussir, car celle-ci ne peut être obtenue par la contrainte ou par une politique de sanctions, mais par l’implication de la société et par la participation de tous ses membres. Cela présuppose aussi que tous puissent avoir les mêmes chances sur le plan de l’éducation, de la profession, du logement, des conditions de travail et de la santé, qu’ils puissent apporter leurs ressources et leurs expériences de manière appropriée et qu’ils puissent participer à la vie politique.
C’est pourquoi le FIMM Suisse exige une politique qui respecte les droits fondamentaux et les droits humains garantis par la Constitution et qui se fonde sur la solidarité et la réciprocité.